- Bruno Gollnish (FN): la droite victime du rejet des voix du FN
Le délégué général du Front national Bruno Gollnish a déclaré sur France 2 que la droite parlementaire avait été "victime" lors des élections régionales de son rejet des voix du FN. "Il est certain que dans la plupart des régions gagnées par la gauche celle-ci demeure minoritaire en voix", a-t-il affirmé. "La droite parlementaire est victime de l'ostracisme, du rejet des voix du Front national (...) qu'elle a manifesté il y a six ans". "Nous représentons des électeurs qui ont le droit d'être respectés, d'être entendus", a-t-il ajouté. Et par conséquent nous allons tout naturellement assurer la représentation de ceux-ci dans les assemblées".
-Marine Le Pen "un conseiller régional FN vaut quatre UMP"
Marine Le Pen, chef de file du Front national en Ile-de-France, a affirmé aux militants réunis au siège du FN à Saint-Cloud qu'un "conseiller régional FN vaut au moins quatre conseillers UMP".
Devant une centaine de militants, Mme Le Pen a expliqué que, malgré des scores en baisse au second tour des régionales, "le FN aura demain plus de conseillers régionaux qu'il n'en avait hier" car "un conseiller régional FN vaut au moins quatre conseillers régionaux UMP".
Chaleureusement applaudie par une assemblée qui ne semblait pas atteinte par la stagnation des résultats de son parti, Marine Le Pen a affirmé que le gouvernement "avait réformé le mode de scrutin pour le rendre incompréhensible" mais qu'"une nouvelle fois le FN en sortait gagnant".
Elle a estimé que "l'effet Sarkozy est une illusion d'optique" et que "les électeurs FN ont montré qu'ils n'étaient pas achetables pour une poignée de promesses".
Pour l'avenir, Mme Le Pen a estimé qu'il leur faudrait faire preuve de "toujours plus de pédagogie et de conviction" afin de mettre fin à "l'effet balancier" entre la gauche et la droite.
Selon les derniers résultats partiels communiqués par le ministère de l'Intérieur, le FN a obtenu 12,56% des suffrages dimanche au second tour des régionales.