Dominique Perben (UMP): le remaniement est l'"affaire du président" Chirac
Le ministre de la Justice Dominique Perben (UMP) a déclaré sur France 2 que le remaniement "était l'affaire du président de la République" Jacques Chirac "et du Premier ministre" Jean-Pierre Raffarin. "Ce n'est pas le débat de ce soir", a-t-il ajouté au soir de la déroute de la droite au second tour. "Le débat de ce soir, c'est plutôt l'analyse de fond pour savoir comment mieux faire en sorte que les Français deviennent davantage les acteurs des réformes", a-t-il estimé. "La division au premier tour a été préjudiciable à la droite et au centre", a-t-il estimé. "Lorsque l'on se divise au premier tour, et que nécessairement on se critique au premier tour, et en particulier l'UDF a critiqué beaucoup l'action du gouvernement, il y a une difficulté pour se retrouver au second", a-t-il ajouté.
- François Baroin : "Jean-Pierre Raffarin a encore suffisamment d'énergie"
François Baroin, porte-parole de l'UMP, a considéré dimanche sur France 2 que le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a "encore suffisamment d'énergie" pour rester à la tête du gouvernement malgré l'échec de la droite aux régionales.
- Jean-Pierre Raffarin: "des changements s'imposent"
Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a déclaré que "des changements s'imposent certainement" en reconnaissant la victoire de la gauche, ajoutant qu'il faudrait "une action plus juste".
- François Baroin: "un échec" pour la droite
François Baroin, porte-parole de l'UMP, a considéré sur France 3 que le résultat des régionales dimanche constitue un "échec pour les exécutifs régionaux" de la droite.
"Ces résultats constituent un échec pour nous, pour les exécutifs régionaux que nous avions à gérer. Je crois qu'il faut en prendre acte, c'est la démocratie qui a parlé", a déclaré le député de l'Aube.
Interrogé sur un éventuel remaniement du gouvernement, M. Baroin a relevé: "les régionales ne sont pas des législatives. Pour faire un test ou adresser une lettre recommandée (...) au président de la République, il n'y a pas besoin du Parti socialiste pour le faire. Les Français se sont exprimés".
Au sujet des résultats de l'élection, M. Baroin a indiqué que "c'est un fait politique important qui devra naturellement être analysé". "Une élection intermédiaire pour un gouvernement en place, qu'il soit de gauche ou de droite, est toujours une élection difficle à franchir", a-t-il ajouté.
"Il y a un effet d'optique pour la droite, qui n'est pas le cas pour la gauche, qui est lié à la présence des triangulaires. Et cette présence des triangulaires crée une interprétation plus spectaculaire par le jeu de bascule", a-t-il poursuivi.
-Jean-françois Copé: "Je serai un opposant courtois mais vigilant"
Le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé, battu par le socialiste Jean-Paul Huchon en Ile-de-France, a assuré sur France 2 qu'il serait "un opposant courtois mais vigilant".
"Je félicite très cordialement mon adversaire Jean-Paul Huchon, je lui souhaite bonne chance, mes voeux de réussite, et lui dis que je serai un opposant courtois mais vigilant, car nous avons nous aussi des combats à mener et nous le ferons dans le respect des règles de la démocratie", a assuré M. Copé.
"Malgré la mobilisation sans faille de l'électorat de droite et du centre, et le bon report des voix entre les deux tours, nous ne sommes pas parvenus à reprendre au PS, au PC et aux Verts la région Ile-de-France", a-t-il constaté ajoutant que "les résultats nationaux ont sans nulle doute amplifié cette tendance du 1er tour et (que) le contexte national a sans aucun doute contribué à cet état de fait".
"Nous n'avons pas à rougir de notre score, puisque notre région était déjà à gauche et que le combat était dès lors très difficile" a-t-il cependant assuré, remerciant ses électeurs, ainsi que les militants et les sympathisants, et leur donnant "rendez-vous pour continuer à travailler ensemble pour l'avenir".
-Jean-Claude Gaudin: "pas question" de renoncer aux réformes
Le vice-président de l'UMP Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille, a estimé qu'il "n'est pas question, comme les socialistes le souhaitent", que le gouvernement renonce aux réformes, après la "défaite importante" enregistrée aux régionales.
"Il n'est pas question, comme les socialistes le souhaitent ce soir, que nous renoncions" aux réformes, a déclaré M. Gaudin à la presse. "Sans doute faudra-t-il que nous expliquions davantage", a-t-il ajouté.
"Ce soir, nous sommes hélas, à l'unisson de la France", a déclaré M. Gaudin en commentant la défaite de Renaud Muselier, chef de file UMP-UDF en PACA, face au socialiste Michel Vauzelle. "C'est dans la France entière une défaite importante", a-t-il poursuivi, assurant qu'il ne fait "nul doute (...) qu'après six ans d'un pouvoir socialiste immobile, il fallait faire des réformes".