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| Un parfum d'époque Jospin.(Photo AFP) |
Organisé à la dernière minute par Jean-Paul Huchon, le repas audonien a été l'occasion de célébrer les vertus du « rassemblement » qu'incarne, en Ile-de-France, la tête de liste de la gauche réunie. Un rassemblement néanmoins écorné en Midi-Pyrénées et en Champagne-Ardennes.
Douze couverts
« Nous avons l'habitude de ces réunions-surprises », confie Louis-Jacques Vanucci, patron du restaurant « Le soleil ». Dans la salle sans prétention, les serveurs s'affairent autour d'une table ovale de 12 couverts, ornée d'une nappe grenat et de serviettes roses.
« Pour une fois, je ne suis pas en retard ! », lance Dominique Strauss-Kahn, premier sur les lieux, précédant de peu le secrétaire national des Verts Gilles Lemaire. Il est bientôt suivi du premier secrétaire du Mouvement républicain et citoyen (MRC-Chevénementiste) Jean-Luc Laurent, de la secrétaire générale du PRG Elisabeth Boyer, suivis de Jean-Paul Huchon et de Laurent Fabius.
L'arrivée de François Hollande donne lieu à quelques bousculades. Puis la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet et sa colistière Claire Villiers, emblème du « mouvement social », se joignent au petit groupe.
De quoi dégager un parfum d'époque Jospin. « La gauche plurielle, c'est du passé, aujourd'hui nous sommes en train de construire quelque chose de différent, ce n'est pas simplement une alliance pour gouverner », assure cependant DSK. L'objectif de la rencontre ? « Regarder les convergences et s'il y a des différences », enchaîne-t-il, en parlant d'« un déjeuner d'unité et de combat ».
Les convictions
« Aujourd'hui, nous allons préparer tous ensemble le second tour (...), dans un restaurant très simple, mais très bon », déclare Jean-Paul Huchon. Entre deux bouchées, Laurent Fabius parle avec un chercheur et une responsable du syndicat des proviseurs, deux acteurs de la « société civile » invités.
Déjeuner de l'unité retrouvée ? « Après le 1er tour, il fallait rassembler toute la gauche, notamment nos amis communistes pour être le plus complet possible », a répondu François Hollande.
Chacun garde ses convictions. S'il est « dans l'identité des communistes de se rassembler au second tour », Mme Buffet, qui doit participer aujourd'hui à un grand meeting parisien avec jean-Paul Huchon, entend bien « défendre (ses) propres propositions au sein de l'institution régionale ». Elle ne s'attarde pas sur place.
S'il insiste sur « l'unité dans 20 régions » sur 26, Gilles Lemaire n'oublie pas qu'aucun Vert ne siègera au conseil régional en Champagne-Ardenne et Midi-Pyrénées, deux régions où, du coup, les écologistes n'appellent pas à voter à gauche. « L'échec des fusions là-bas pose des problèmes sur la conception de la reconstruction d'une alternative à gauche. Nous en rediscuterons après (les élections) ».
25/03/2004