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| Jacques Bigot : « J'ai démontré que nous avions des projets nouveaux. »(Photo DNA) |
DNA. - Antoine Waechter vous reproche de n'accepter que des « partenaires soumis » et de ne faire que des « alliances tactiques ». Qu'en dites-vous ?
Jacques Bigot. - En proposant, pour siéger au conseil régional, une alliance de second tour indifféremment à la droite ou à la gauche c'est lui qui est tactique. J'ai démontré que nos partenaires Verts ne sont pas soumis et que les thèmes de l'écologie sont très présents dans notre programme, sur toutes les affiches et dans toutes les réunions publiques. Les statuts de nos partis posent comme principe que chacun ait son groupe au conseil régional, mais nous créerons un intergroupe dans lequel nous mettrons les moyens en commun.
- Avec le nouveau mode de scrutin, à moins d'arriver en tête dimanche, vous n'aurez pas plus d'élus qu'avant, malgré un score meilleur. Quelle opposition pratiquerez-vous ?
- Si tant est que nous ne l'emportions pas, notre attitude d'opposants dépendra de la manière dont le président et sa majorité gouvernent. Je crains qu'Adrien Zeller, eu égard aux difficultés qu'il a eues à composer sa liste, trop centriste dans une majorité UMP, ne soit coincé et ne puisse ni organiser le débat, ni entendre les bonnes propositions de son opposition. Si j'étais président, ce que je n'exclus pas tout à fait, j'instaurerais un nouveau mode de gouvernance. On ne peut plus imaginer que le pouvoir soit concentré entre les mains d'une seule personne ou même d'un tandem. Il faut toujours écouter son opposition, car elle est le reflet d'une partie de la population. Je le fais à Illkirch.
- Quel est votre principal argument pour convaincre les électeurs du 2e tour que vous feriez un meilleur président qu'Adrien Zeller ? Et à quels électeurs vous adressez-vous en priorité ?
- Les Alsaciens en ont assez d'une droite qui gère la région depuis des années, avec une attitude de laisser-faire. Quand tout va bien, elle prétend que c'est son propre mérite, quand tout va mal, c'est la faute des autres : le gouvernement, la municipalité de Strasbourg... Mon argument, c'est que je serais un président crédible. J'ai démontré que nous avions des projets nouveaux et que nous pourrions reprendre l'initiative. J'ai eu des contacts intéressants avec les partenaires sociaux et particulièrement avec le Médef. Je m'adresse aux gens qui ont manifesté leur désapprobation de la gestion actuelle en votant pour l'extrême droite et je leur dis que l'Alsace n'a jamais choisi une alternative de gauche. Ça vaudrait le coup d'essayer une alternative qui ne soit pas extrême.
25/03/2004