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| Adrien Zeller : « Il n'y a pas de raison de changer de style. »(Photo DNA) |
DNA. - Antoine Waechter affirme que vous n'avez pas « osé » imposer une fusion à certains de vos colistiers. Vous seriez donc prisonnier de votre liste ?
Adrien Zeller. - A titre personnel, j'aurais aimé passer un accord avec Antoine Waechter ; sous une forme ou une autre, il restera proche de l'institution régionale. Mais à partir du moment où chaque membre de la liste se bat et s'engage, ce serait commettre une injustice de rétrograder des colistiers qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes. Reste que, durant le précédent mandat, nous avons eu des relations de confiance, de coopération et de proximité avec les associations de défense de l'environnement. Nos services sont en phase avec leurs préoccupations. Nous souhaitons poursuivre ces relations, sans aliéner l'autonomie de décision de l'institution. Le développement durable est une composante de toutes nos actions : transports, trame verte, protection de la nappe phréatique, etc.
- Vos opposants vous reprochent une propension à l'autosatisfaction et une absence de dialogue. Avez-vous l'intention de modifier votre façon de faire ?
- Cette observation me surprend car beaucoup d'élus de sensibilités différentes reconnaissent que le dialogue existe dans la maison. Il est franchement exemplaire avec le CESA dans lequel toutes les composantes de la société sont représentées. Je suis probablement le président de région qui a le plus travaillé avec son conseil économique et social, notamment parce que je me suis mis en totale disponibilité pour la région, en abandonnant tous mes autres mandats. Quant à ma soi-disant autosatisfaction, je note que le Nouvel Observateur, le journal de l'intelligentsia de gauche, a donné un satisfecit à notre gestion et reconnaît que nous avons respecté nos promesses. Mais il est vrai que je ne suis pas socialiste, même si j'ai une fibre sociale. Il y a toujours des raisons d'intégrer de nouvelles préoccupations dans notre politique, mais il n'y a pas de raison de changer de style.
- Êtes-vous satisfait du comportement et de l'apport de l'UDF à votre liste ? Comment allez-vous répartir les responsabilités ?
- Mon souci actuel n'est pas de peser au millimètre la répartition des rôles qui se fera en fonction des compétences de nos élus, sans bouleverser une équipe qui a bien réussi. Mais d'abord il faut que les électeurs confirment leur choix. Lorsque je vois ce qui s'est passé dans d'autres régions, je me félicite d'avoir d'emblée associé l'UMP, l'UDF et les indépendants. Des négociations conflictuelles d'après 1er tour n'auraient pas permis de créer une dynamique.
25/03/2004