Mars-avril 2004
 
 
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Les résultats définitifs du premier tour

 Voici les résultats du premier tour des élections régionales pour la France entière tels qu'établis par le ministère de l'Intérieur  :
Inscrits : 40 983 930
Votants : 25 453 027
Exprimés : 24 249 367
Abstention : 37,9%
Listes d'extrême gauche : 1 199 131 voix (4,94%)
Listes de gauche : 8 938 260 voix (36,86%)
Listes Verts : 546 465 voix (2,25%)
Listes divers gauche : 252 620 voix (1,04%)
Listes écologiques : 385 471 voix (1,59%)
Listes régionalistes : 94 351 voix (0,39%)
Listes Chasse-Pêche-Nature-Traditions : 397 069 voix (1,64%)
Listes divers : 164 393 voix (0,68%)
Listes de droite (conduite par un candidat UMP ou UDF) : 8 179 524 voix (33,73%)
Listes divers droite : 179 046 (0,74%)
Listes du Front national : 3 563 875 voix (14,70%)
Listes d'extrême droite : 349 162 voix (1,44%)

Second tour des régionales : l'état des fusions de listes

L'union prévaut à gauche sauf en Midi-Pyrénées et en Champagne-Ardenne. A droite, UMP et UDF ne parviennent pas à s'accorder en Languedoc-Roussillon, Bourgogne, Franche-Comté et Basse-Normandie.

 Les jeux sont faits. Hier, à 18 heures, droite et gauche ont déposé leurs listes définitives pour le second tour des élections régionales.
 Les partis de gauche font liste commune en Bretagne, Auvergne et Rhône-Alpes. En Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais, où les communistes Maxime Gremetz et Alain Bocquet revendiquaient la tête de liste, les différends ont été réglés. Le PC renonce à ses prétentions à l'exécutif local. Maxime Gremetz a obtenu la tête de liste dans le département de la Somme. Le président du groupe communiste à l'Assemblée Alain Bocquet s'est, lui, retiré de la liste d'union PC-PS du Nord en estimant qu'il « fallait qu'il y ait du renouvellement ». En Ile-de-France, les listes menées par Jean-Paul Huchon (PS/Verts/MRC/PRG) et Marie-George Buffet (PC/Alternative citoyenne) sont parvenues à un accord en toute fin d'après-midi. Il prévoit 25 places éligibles pour la liste Buffet et de chefs de file départementaux (en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne).

Fronde en Lorraine

 En face, leurs adversaires franciliens Jean-François Copé (UMP) et André Santini (UDF) font également liste commune. Leur entente prévoit 60% des sièges pour l'UMP et 40% pour l'UDF. La droite parlementaire a aussi fusionné en Haute-Normandie, en Bretagne, dans le Nord et en Lorraine, où trois listes de la majorité étaient en concurrence. Mais en Lorraine, le sénateur apparenté UMP Jean-Louis Masson et le maire de Metz, Jean-Marie Rausch (DVD) refusent de faire campagne pour la liste du président sortant Gérard Longuet (UMP).
 Certaines alliances ont été conclues in extremis comme en Champagne-Ardenne ou dans le Centre. Dans cette région, l'UDF a finalement signé un accord avec l'UMP, juste avant l'heure limite, malgré la présence d'un élu qui avait voté avec le FN en 1998.
 Par ailleurs, UMP et UDF se sont unies en Aquitaine et en Pays-de-la-Loire. Mais les têtes de liste UDF au premier tour dans ces régions, François Bayrou et Jean Arthuis n'ont pas souhaité figurer sur les listes communes pour le scrutin de dimanche.

Unions impossibles

 A l'inverse, les deux partis de droite ne sont pas parvenus à s'entendre dans quatre régions. En Bourgogne, Jean-Pierre Soisson (UMP) part seul pour tenter de garder son fief. Le président sortant, élu en 1998 grâce au voix du FN, a refusé l'injonction de l'UDF qui exigeait son retrait comme tête de liste au second tour. François Sauvadet, fidèle soutien de François Bayrou, a annoncé qu'il retirait sa liste pour le second tour (elle a recueilli dimanche 12,98% des voix) mais qu'il ne donnerait pas de consignes de vote.
 Dans le Languedoc-Roussillon, même situation : l'UDF refuse l'union avec la liste UMP de Jacques Blanc et ne donnera pas de consigne à ses électeurs. Pour sa part, le MNR a appelé à voter pour l'UMP. En Basse-Normandie, c'est le président sortant UMP qui rejette toute fusion avec l'UDF, ayant juste proposé au parti centriste d'intégrer deux de ses candidats sur sa liste pour le second tour. Enfin, en Franche-Comté, l'UMP Jean-François Humbert a décidé de présenter une liste conforme à celle du premier tour, jugeant la proposition de l'UDF, qui revendiquait un quart des places, « inacceptable ». En conséquence, l'UDF qui avait recueilli 7,7% des voix dimanche ne lancera pas d'appel à soutenir la liste UMP au second tour.
 A gauche, les seuls points d'achoppement se situent en Midi-Pyrénées, où la fusion entre la liste Malvy (PS, PRG, PCF) et les alternatifs et Verts a échoué, et en Champagne-Ardenne où les socialistes et les Verts ne sont pas parvenus à se mettre d'accord.

Elodie Bécu (avec AFP)

24/03/2004

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