Mars-avril 2004
 
 
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PACA : Macary remplacera Le Pen

Guy Macary, dévoué depuis vingt ans à Jean-Marie Le Pen.(Photo AFP)
L'avocat vauclusien Guy Macary, 74 ans, a été propulsé tête de liste du Front national aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte-d'Azur en remplacement de Jean-Marie Le Pen, inéligible.

 Guy Macary, notable qui ne siège pas au bureau politique du FN, reste assez mal connu des cadres parisiens du parti qui le présentent comme un « baron local ». Entré au conseil régional de PACA il y a 18 ans, Guy Macary y préside le groupe FN « par intérim » depuis que M. Le Pen a été déchu de son mandat en 2000.
 Toujours inscrit au barreau de Carpentras, dont il fut bâtonnier, cet « ancien militant de l'Algérie française » plaide couramment pour le FN ou pour des rapatriés d'Afrique du Nord.
 Né le 24 février 1930 en Algérie, où ses parents étaient « exploitants agricoles avant d'être rapatriés dans le Gers en 1962 », il est entré au FN en 1984, parce qu'il « pensait que ce parti pouvait revaloriser le combat mené en Algérie », avait-il expliqué en 2002. « J'appartenais à un commando parachutiste. Cela laisse des traces. J'avais l'impression très nette que j'avais risqué ma peau pour rien », disait-il.
 Aux élections législatives, il a été battu trois fois en duel, au second tour, par Jean-Michel Ferrand (ex-RPR, UMP). En 2002, il avait néanmoins obtenu l'un des meilleurs scores du FN, récoltant 32,2% des voix dans la 3e circonscription du Vaucluse, loin derrière M. Ferrand (67,8%).

Volubile »

 A Carpentras, on le voit rarement au conseil municipal, où il ne siège qu'« une fois sur deux », selon des journalistes locaux. Un proche du maire UMP Jean-Claude Andrieu le décrit comme « quelqu'un de volubile et de très superficiel », qui « ne connaît pas du tout son sujet quand il intervient au moment du vote du budget primitif » de la ville. « Mais il a une certaine aura, parce qu'il est avocat », concède la même source.
 « C'est mon trésorier départemental, un vieux camarade de combat, tout à fait à la hauteur du travail qu'on va lui demander », dit le maire frontiste d'Orange, Jacques Bompard, qui était l'un des prétendants à la tête de liste.
 Le 9 février, lorsque Jean-Marie Le Pen avait été interrogé au sujet de son éventuel remplacement en PACA par Marie-France Stirbois ou Jacques Bompard, il avait brutalement répondu : « personne n'est apte à me remplacer là-bas ». Puis M. Le Pen avait dessiné les contours de sa doublure : « Ce serait un porte-drapeau, quelqu'un qui (...) n'aurait pas d'autre personnalité que la mienne ».

24/02/2004

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