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A la tribune, de gauche à droite, Adrien Zeller, François Loos, Sophie Rohfritsch, Daniel Hoeffel et, au pupitre, Justin Vogel, maire de Truchtersheim, conseiller régional sortant. (Photo DNA - Bernard Meyer) |
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Les élections régionales sont une affaire régionale. Adrien Zeller ne tient pas à voir le débat sur l'opportunité ou non de sanctionner le gouvernement prendre le pas sur le bilan et les projets pour la Région Alsace. S'il y avait un ministre à la tribune, François Loos, c'est parce que c'est le régional de l'étape, en n° 3 de la section bas-rhinoise. Sans vedette nationale, la liste n'a pas fait le plein de la salle Schuman où s'étaient déjà produits, avec des succès divers, Laguiller et Krivine, Hollande, Le Pen. Mais cela a permis à Adrien Zeller de mettre en avant des personnalités nouvelles, de l'UDF ou de l'UMP.
Lutter contre l'atonie
et l'abstention
Sophie Rohfritsch (UMP), maire de Lampertheim, a rejoint la liste parce qu'elle apprécie particulièrement les actions pilotes de la Région Alsace en faveur des communes et de l'emploi. Jean-Jacques Fritz (UDF) est « honoré de mouiller sa chemise pour défendre nos idées et combattre un adversaire commun, l'extrême droite, qui déshonore notre région ». Catherine Zuber (indép.), adjointe de Strasbourg, « croit fondamentalement à l'importance de la formation comme passeport pour l'emploi ».
Catherine Troendlé (UMP), maire de Ranspach-le-Bas, veut valoriser le rôle de l'élu régional comme « élu de proximité sur le terrain ». Jean Roettner (UMP), suppléant d'Arlette Grosskost, affirme, en réponse aux critiques de la liste PS-Verts, qu'« aucune région n'a poussé aussi loin la réflexion dans le domaine de la santé ».
Les grands élus de la région étaient là aussi pour soutenir la liste. Fabienne Keller et Robert Grossmann, qui lui souhaitent le succès le plus large pour qu'un maximum de représentants de la CUS puissent entrer au conseil régional. Philippe Richert, qui prône, pour le prochain mandat, « une meilleure articulation entre le conseil régional et le conseil général ». Daniel Hoeffel, dont la principale préoccupation est de « lutter, à travers une union mobilisatrice, contre l'atonie et l'abstention ». Le ministre François Loos s'est adressé à la tête de liste : « Adrien, nous voilà, avec du punch et de la niaque ! Comme Sébastien Loeb et Béatrice Hess, nous avons la volonté de gagner ».
Adrien Zeller, en conclusion, a pris à partie la liste PS-Verts qui se positionne comme une alternative à la tête de la région : « Leur programme, c'est 30 % d'impôts en plus en Alsace en une seule année ». Il s'est engagé pour sa part à poursuivre et amplifier une « politique impartiale ».
C.K.
21/02/2004