- Jean-François Hollande (PS): "nouvelle sanction sur le parti au pouvoir"
Le Premier secrétaire du PS François Hollande estime que le résultat des Européennes "est une nouvelle sanction qui est tombée sur le parti au pouvoir, sur le gouvernement, et sur le président de la République".
- Laurent Fabius: la "crédibilité" de M. Raffarin "est voisine de zéro"
Laurent Fabius, numéro 2 du PS, a affirmé sur France 2 que la "crédibilité" de Jean-Pierre Raffarin "était voisine de zéro" après les premières estimations des résultats des élections européennes.
- Gilles Lemaire (Verts) : les gens "n'ont pas voté" sur l'Europe
Gilles Lemaire, secrétaire national des Verts, estime que les gens "n'ont pas voté sur les questions européennes", choisissant seulement par leur vote de "faire payer l'UMP". "Les Verts ont essayé de faire une campagne active, européenne, mais le débat européen n'a pas eu lieu", a indiqué M. Lemaire qui a reconnu qu'il était "déçu". Il a souligné aussi que les Verts ont l'électorat "qui se détermine le plus tardivement" et est "le moins sûr d'aller voter". Il est possible, selon lui, que les Verts aient donc été pénalisés par une faible participation.
- Bayrou: "l'UDF, troisième force politique"
François Bayrou, président de l'UDF, a estimé sur TF1 que son parti était devenu "la troisième force politique française" dépassant "pour la première fois depuis des décennies" l'extrême droite.
- Perben "heureux" du score UMP et UDF et du recul des eurosceptiques
Le ministre de la Justice Dominique Perben s'est dit "heureux" sur France 2 du score de l'UMP et de l'UDF aux élections européennes tel que l'annoncent les estimations, et il s'est félicité du recul des partis représentant les "euroceptiques". "Je suis heureux du score de l'UMP et de l'UDF dans la mesure où, par rapport à 1999, on voit une progression de ceux qui croient en l'Europe", a déclaré M. Perben. "Ce qui me paraît très significatif (...) c'est le recul des eurosceptiques et l'avancée de l'ensemble des mouvements politiques y compris à droite et au centre qui croient en l'Europe et ça c'est très important", a-t-il ajouté.
- Barnier: "l'écart entre la gauche et la droite se resserre"
Le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier a déclaré sur France 3 que "l'écart très sérieux qui existait aux élections régionales entre la gauche et la droite se resserre" aux élections européennes. "Le centre-droit européen français, l'UMP et l'UDF, progresse au détriment des souverainistes qui ont marqué leur désaccord avec le projet européen", a estimé M. Barnier. Le PS a "gagné les voix que (ses) amis de gauche ont perdu", celles des "Verts, du Parti communiste et de l'extrême gauche", a-t-il indiqué. En "parlant de politique française" pendant la campagne électorale, le PS a "pris une reponsabilité en voulant détourner ce scrutin", a-t-il ajouté.
- Juppé prône "l'union entre la droite et le centre"
Alain Juppé, président de l'UMP, a prôné "l'union entre la droite et le centre", en affirmant qu'il fallait "réaffirmer la raison d'être de l'UMP et ses valeurs fondamentales".
- Le Pen : "Le président de la République pourrait dissoudre l'assemblée"
Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a estimé sur France 2 après la diffusion des estimations sur les élections européennes que le président de la République "pourrait dissoudre l'Assemblée nationale". Interrogé sur les conclusions que le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin devrait tirer de ce scrutin, Jean-Marie Le Pen a répondu que ce dernier "ne peut pas faire grand chose. Il est appelé à sa tâche". "Mais le président la République pourrait dissoudre l'Assemblée nationale pour y voir plus clair", a ironisé M. Le Pen.
-Philippe de Villiers: le MPF, troisième parti de "la droite plurielle"
Le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers s'est déclaré "très heureux du beau résultat" de son parti aux européennes, rappelant que le MPF est arrivé en troisième position à l'intérieur "de la droite plurielle".
"L'UMP est aujourd'hui en situation de peau de chagrin, elle est minoritaire à l'intérieur de la majorité. Il n'y a pas d'autre destin pour la majorité que de reconnaître qu'elle est plurielle et donc de reconnaître les autres sensibilités, en l'ocurrence la mienne", a déclaré le député de Vendée sur TF1. "Ce soir on peut dire que la droite est plurielle" et "je ferai respecter la famille de pensée que représente le mouvement pour la France", a-t-il poursuivi.
- Mme Buffet demande "solennellement" la démission de M. Raffarin
La secrétaire nationale du Parti communiste français (PCF) Marie-George Buffet a demandé "solennellement" la démission du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et du gouvernement, après la "condamnation" de sa politique par les électeurs aux Européennes. "Les résultats montrent que la droite ne se relève pas de la sanction des régionales. Les électrices et les électeurs confirment leur condamnation: sa politique est illégitime", a estimé Mme Buffet dans un communiqué. Pour la responsable communiste, "les projets de démantèlement de la sécurité sociale, de privatisations d'EDF-GDF, de casse de la République sous couvert de décentralisation, programmés pour juillet, doivent être abandonnées".
S'agissant du score du PCF - environ 5%, selon les estimations en milieu de soirée -, "ce résultat est appréciable". "Nous avons senti tout au long de la campagne une aspiration émergente à une véritable alternative politique en France et en Europe, tournant le dos aux logiques libérales à l'oeuvre depuis plusieurs décennies", a poursuivi l'ancienne ministre.
"A gauche, le Parti socialiste et les Verts ont largement bénéficié du vote sanction contre la droite. L'extrême gauche est pénalisée par sa politique d'isolement", a jugé Mme Buffet.
- Mamère: le gouvernement est "franchement cabossé"
Le député-maire Vert de Bègles Noël Mamère a estimé sur France 2 que "le gouvernement était franchement cabossé" après les élections régionales de mars et les européennes. "On ne peut pas venir nous dire ce soir que l'UMP, plus l'UDF, plus de Villiers, c'est la même chose", a-t-il déclaré sur France 2. "Vous avez un de Villiers qui s'est acoquiné avec l'extrême droite, pour essayer de la réduire", a-t-il affirmé, tandis que l'UDF "a mené une campagne européenne dans la tradition de la démocratie chrétienne".
- Guigou (PS): "dégringolade de l'UMP, désaveu du silence de Chirac"
Elisabeth Guigou, députée PS de Seine-Saint-Denis, a imputé dimanche "la dégringolade de l'UMP élection après élection" notamment au "silence sidérant" du président Jacques Chirac et du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin sur les questions européennes.
"Quand on a Premier ministre qui dit "les élections européennes ne sont pas dans mon calendrier", un président de la République, on n'a jamais vu ça, absolument silencieux sur l'Europe, depuis des mois et même des années, forcément, la force politique dont ils tirent en principe l'essentiel du soutien ne peut que subir un désaveu", a considéré Mme Guigou sur LCI. "Le Parti socialiste, lui, a défendu sa vision de l'Europe, une Europe sociale, qui finalement est davantage pour les gens", a dit l'ancienne ministre.
Mme Guigou, évoquant le Parti socialiste européen, qui "est en train de s'organiser", a espéré "que le président de la Commission et le président du Parlement seront issus de (ses) rangs".