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| Un Bas-Rhin monolithique (UMP), un Haut-Rhin politiquement morcelé. (Infographie Studio DNA) |
Les élections cantonales qui ont lieu les mêmes jours que les élections régionales, les 21 et 28 mars, se déroulent au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Les candidatures sont donc individuelles. Les 14 cantons haut-rhinois sont plus convoités (une moyenne de 7,6 candidats par canton) que les 22 bas-rhinois (une moyenne de 6,4). Dans quatre cantons (Strasbourg-Neudorf, Strasbourg-Gare, Andolsheim et Sierentz), pas moins de dix candidats sont aux prises. Au contraire, dans cinq cantons, tous bas-rhinois (Marmoutier, Niederbronn, Obernai, Saâles, Wissembourg), l'offre est réduite à sa plus simple expression : quatre candidats dans chacun.
Dans le Bas-Rhin, le nombre total de candidats est en hausse par rapport à 1998 (141 contre 127), mais légèrement inférieur à l'année record de 1992 où 144 candidats avaient été enregistrés. Dans le Haut-Rhin en revanche, un record est battu : il y avait 81 candidats en 1992, 75 en 1998, 107 aujourd'hui. La difficulté à trouver des places - surtout des places éligibles - sur les listes régionales aura sans doute conduit certains à tenter leur chance aux cantonales, dans des affrontements personnels.
Seulement quatre
sortants se retirent
Contrairement au précédent renouvellement de cette série cantonale, les conseillers généraux sortants qui ont décidé de ne plus se représenter ne sont pas légion : un seul dans le Bas-Rhin, le député Alain Ferry à Schirmeck ; trois dans le Haut-Rhin, le président du conseil général Constant Goerg à Andolsheim, Antoine Boithiot à Munster et Jean-Paul Schmitt à Munster. En 1998, huit sortants ne s'étaient pas représentés dans le Bas-Rhin, et deux dans le Haut-Rhin.
En bute à des difficultés politiques dans son secteur - il a été démis de ses délégations d'adjoint à Sarre-Union et contraint de quitter la présidence de la communauté de communes - le conseiller général sortant de Sarre-Union, Denis Lieb, qui avait laissé courir le bruit de son départ à la session budgétaire de décembre, s'est finalement réinscrit, presque en douce. Dans le Haut-Rhin, l'ancien président du conseil général, Jean-Jacques Weber (UDF), tente aussi un retour, dans l'ex-canton de son ami Pierre Egler, à Saint-Amarin, contre le sortant divers gauche François Tacquard.
Encore loin de la parité
Compte tenu de la « prime aux sortants » généralement accordée par les électeurs, les deux conseils généraux ne risquent pas d'être profondément bouleversés. Seulement deux conseillers généraux socialistes sont renouvelables dans le Bas-Rhin (Strasbourg-Gare et Cronenbourg) et trois divers gauche dans le Haut-Rhin (Masevaux, Saint-Amarin, Ste-Marie-aux-Mines). Pour Philippe Richert, soutenu par une écrasante majorité UMP (voir notre infographie), ces cantonales sont une promenade de santé. Dans un Haut-Rhin très morcelé et diversifié, difficile de prédire le profil et l'étiquette du successeur de Constant Goerg.
Contrairement au conseil régional, dans lequel la loi impose la parité, les conseils généraux resteront des bastions masculins. Il n'y a que 22 % de femmes parmi les candidats (c'est mieux qu'en 1998 où elles n'étaient que 13 %), mais très peu d'entre elles ont une chance d'être élues.
Claude Keiflin
Voir la liste de l'ensemble des candidats dans les deux départements : Bas-Rhin - Haut-Rhin
05/03/2004